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Un hôpital dans la steppe Kazakhe pour soigner les cancéreux avec du lait et de l’urine de chamelle

Soigner les cancéreux avec du lait et de l’urine de chamelle

Quelques patients de la ferme buvant le lait de
chamelle directement à la source.
© Bernard Faye

L’utilisation du lait et de l’urine de chamelle dans la pharmacopée traditionnelle est ancienne. Selon certaines observations empiriques, ces produits auraient un effet notable sur le cancer. Toutefois, bien que des expérimentations sur souris ou sur des lignées cellulaires cancéreuses aient montré des effets bénéfiques, la preuve scientifique de ces effets sur la base d’essais cliniques mis en œuvre selon des règles strictes et incontestables manquent encore. Cette incertitude n’a pas empêché un éleveur de chameaux du Kazakhstan, dans la région d’Akhshi non loin d’Almaty, de s’improviser directeur d’un hôpital d’un genre particulier. Très souvent sollicité par des malades en quête de lait de chamelle frais ou fermenté et d’urine de chamelle gestante, l’éleveur a construit un petit hôpital de 40 lits, embauché deux infirmières et mis au point une cure diététique à base de lait de chamelle et d’urine, parfois exclusive de toute autre nourriture…. C’est une entreprise osée, mais contre toute attente, l’éleveur affirme n’avoir que des résultats positifs sur toute sorte de cancers, y compris du pancréas. Les patients sont pourtant souvent des gens en phase terminale pour lesquels le corps médical n’a plus de solution. Or, notre éleveur affirme que depuis plus de deux ans que son « hôpital » est ouvert, il ne déplore aucun décès. Quels sont les effets liés à la cure, au changement de régime, ou au contexte de vie (l’hôpital, a proximité de la ferme est perdu dans la steppe, assez loin de la ville…).
Il est dommage, cependant, qu’aucune donnée clinique ne soit disponible, ni à l’entrée, ni à la sortie de la cure (de 3 à 8 semaines). Pourtant, l’éleveur qui n’agit que pour répondre à des demandes réitérées de patients désespérés, souhaite comprendre ce qui se passe avec le lait et l’urine et fait appel aux chercheurs pour aller plus loin dans l’explication des observations pour le moment empirique.
Voilà un enjeu intéressant pour la recherche. Il s’agit en l’occurrence, ni de s’exciter sur un remède miracle, ni de dénigrer des observations traditionnelles. En tout cas, une piste à creuser



NB : le pdf version de ce document est disponible sur  notre site

Le bien-être des dromadaires lors de leur transport au Moyen-Orient

Animal’s Angels est une ONG allemande qui s’intéresse au bien-être des animaux. Dans une étude ayant fait l’objet d’un document largement distribué, cette association a alerté le grand public sur les pratiques de transport des dromadaires lors de différentes circonstances de son existence. En effet, de nos jours, le dromadaire est moins un animal transporteur que transporté. Faire monter sans heurts cet animal dans une benne, lui donner suffisamment d’espace et respecter ses besoins de base au cours du transport sont le meilleur moyen de diminuer son stress qui peut affecter ses performances sportives (si c’est un chameau de course), sa croissance (si c’est un chamelon), sa production de lait (si c’est une chamelle) ou la qualité de sa viande (s’il est destiné à l’abattage). Le document fait un bilan complet de la législation encours et surtout de son respect par les transporteurs que ce soit en Egypte, à Oman, au Qatar ou aux émirats. Les dix principaux obstacles à des pratiques respectueuses des animaux sont (1) le manque de savoir-faire et de formation des transporteurs, notamment pour les animaux destinés à l’abattoir, (2) le manque de litière dans les camions, (3) les matériaux agressifs utilisés pour les entraves, (4) l’absence de rampe d’accès ou de grues pour charger les animaux, (5) la brutalité parfois des manipulateurs, (6) le transport d’animaux malades ou blessés, (7)le risque de blessure au cours du transport et du chargement, (8) des véhicules sans équipement de charge adapté, (9) des camions sans toit ou non adaptés au transport des animaux, (10) des animaux transportés pendant les heures les plus chaudes de la journée. Au final, de nombreuses recommandations sont faites pour assurer le transport des dromadaires dans les meilleures conditions possibles. Ce document apparait original, utile à tous ceux qui s’interrogent sur la manipulation de ces grands animaux qui sont plus adaptés à la marche dans le désert qu’à emprunter des routes asphaltées ou des pistes en camion !

NB : la version Pdf de ce document est disponible sur notre site Le programme



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